Les jeunes sont convaincus par les bienfaits de la voiture autonome !

Selon une nouvelle enquête de l’IBSR, près de 2 personnes sur 3 sont déjà convaincues que notre parc de véhicules sera un jour composé majoritairement de voitures entièrement autonomes. 

La peur d’abandonner leur liberté de conduire ne concerne plus que 4 Belges sur 10, et seulement 1 jeune conducteur sur 3. 

Les premiers modèles sont annoncés pour… 2021 !

Un véhicule autonome est un véhicule apte à rouler dans la circulation sans intervention d’un conducteur. L’autonomie comporte plusieurs stades, du niveau 0 actuel au niveau 5 (véhicule entièrement autonome ; un conducteur n’est même pas requis).

Les aides à la conduite, de plus en plus présentes sur nos véhicules, sont déjà des avancement vers la voiture entièrement autonome (stade 5). La majorité des véhicules actuels produits concernent déjà le stade 3.

L’argument n°1 : La sérénité et la sécurité routière !

A la question : Quel est, selon vous, le plus gros avantage de la voiture autonome ? Les personnes interrogées citent la conduite « relax » (28%) et la sécurité routière (19%).

Et ma liberté de conduire ?

4 Belges sur 10 (42%) estiment que le plus grand désavantage de la voiture autonome est la perte de liberté. Ils aiment avoir le contrôle de leur véhicule et ne souhaitent donc pas abandonner les commandes à un « ordinateur ».

Le constructeur automobile responsable

En cas d’accident avec une voiture autonome, la moitié des personnes interrogées (50%) estiment que la responsabilité du constructeur automobile est engagée. 

La voiture autonome de moins en moins utopique

Concernant l’année de mise en circulation de la voiture autonome, 1 personne sur 4 estime que celle-ci arrivera avant 2035 et 1 personne sur 3 avant 2050.

Conclusion

Même si bon nombre d’obstacles se dressent sur la route de la voiture autonome, elle représente l’avenir de la sécurité routière. Les constructeurs prédisent que des voitures permettant au conducteur de “passer la main” sur certaines portions de leurs trajets feront partie du paysage routier à partir de 2021. Le but premier est de tendre vers 0 accident/tué (« Go for Zero »), seul objectif humainement acceptable.

La voiture autonome en 10 questions/réponses

1)    Voiture complètement autonome : c’est pour quand ?

Selon les experts, les premières voitures entièrement autonomes feront leur apparition à partir de 2021. Il y aura ensuite une période de transition pendant laquelle elles côtoieront les véhicules conduits manuellement. En 2035, on estime qu’elles seront majoritaires dans le trafic.

2)    N’y aura-t-il plus le moindre accident ?

Il est impossible d’éviter totalement les accidents. Des études américaines prévoient une baisse de 80% du nombre d’accidents grâce aux voitures autonomes. Si une collision est inévitable, la vitesse au moment de l’impact sera de toute façon plus faible grâce aux systèmes de sécurité.

3)    Vais-je pouvoir me reposer pendant le trajet ou conduire après quelques verres ?

Dans un premier temps, le conducteur devra être capable de reprendre les commandes à tout moment. Pas question donc de conduire sous l’influence de l’alcool. Dans un futur lointain, il est possible que le conducteur s’adonne à d’autres tâches, mais il faudra alors modifier les réglementations.

4)    Est-il possible de pirater le système ?

Aucun système technique n’est fiable à 100%. Les passagers de la voiture autonome ou des personnes externes peuvent tenter de la pirater, mais il ne faut pas non plus verser dans le catastrophisme. Les problèmes liés au système de pilotage automatique des avions sont extrêmement rares.

5)    Les embouteillages vont-ils se résorber ?

Les véhicules autonomes peuvent certainement contribuer à réduire les embouteillages. Comme tous les véhicules communiqueront entre eux, ils pourront conserver une distance de sécurité suffisante et maintenir une vitesse équivalente, ce qui accroîtra la capacité de nos routes.

6)    Un permis sera-t-il toujours indispensable pour une voiture automatisée ?

Oui, bien entendu. A tout moment, le conducteur doit pouvoir reprendre les commandes du véhicule en cas de problème. En revanche, la formation à la conduite devra certainement être adaptée afin de mieux préparer les candidats à la conduite d’une voiture autonome.

7)    Qui est responsable en cas d’accident ?

La responsabilité du constructeur va s’accroître. On se dirigera alors vers une « responsabilité sans faute » : une société sera tenue pour responsable afin que la victime soit dédommagée quasi automatiquement. Ensuite, il lui reviendra de prouver à quoi est dû l’accident: un capteur défaillant, un problème mécanique ou encore un bug de l’algorithme.

8)    En cas d’accident inévitable, que se passera-t-il quand la voiture devra choisir entre plusieurs types d’usagers ?

Le dilemme de la voiture autonome en cas d’accident inévitable, c’est-à-dire choisir entre renverser un piéton ou heurter un mur avec les passagers, doit encore être débattu. Mais il existe de plus en plus de technologies dont le but est d’éviter la collision à tout prix (ex.: freinage d’urgence).

9)    Une assurance restera-t-elle obligatoire ?

Oui, mais l’assurance auto devra être revue en profondeur. Le profil du conducteur ne sera plus aussi important à terme s’il n’est plus amené à diriger le véhicule. Il faudra sans doute repenser également les formules, en insistant moins sur les dégâts matériels et plus sur l’assistance, par exemple.

10)  La voiture autonome porte-t-elle atteinte au respect de la vie privée ?

La voiture autonome abritera un ordinateur de bord enregistrant certaines données propres au conducteur : trajets, style de conduite, etc. La question de la protection de ces données doit être étudiée avant la mise en circulation des véhicules, bien que le débat ne soit pas tellement différent de celui concernant les GPS ou les avertisseurs de radars.